En cette veille de rentrée, j'ai décidé de faire un bilan de mon année de prépa.
Comme vous avez pu le constater, je n'ai absolument pas tenu ce blog à jour... Et pour cause: le temps me manquait cruellement!! Le peu que j'avais allait dans des choses très futiles!
Cette année je rentre en L2 Histoire, je ne vais donc pas en khâgne. C'est un mélange d'envie et de contrainte: mon niveau dans toutes les matières n'était pas suffisant malgré un travail acharné... C'est comme ça!
C'est une année que j'ai globalement bien appréciée. L'impression de toujours apprendre un petit truc en plus est sympa, surtout en Histoire, Histoire de l'art, Latin et Grec (la prof de langues anciennes était géniale: on pouvait dériver 1/2 heure du cours sur un autre sujet sans soucis de temps!).
Petit bémol pour la Philo où je n'ai absolument, vraiment (je pèse mes mots là!) rien compris. Donc impression de gâcher 4h par semaine. Même relire mes cours m'était impossible, je ne captais rien à ce discours trop très intellectuel! Mais tant pis.
Pareil pour le Français. Enfin non: les cours étaint très compréhensibles et intéressants... mais d'une utilité très mince pour les dissertations où je me faisais littéralement descendre par la prof. Mes copies étaient très maigres: je n'avais rien à écrire, le vide total dans ma tête. La prof ne l'a pas compris et prenait ça pour un manque de courage. Ses commentaires m'ont particulièrement touchés, mais je n'ai pas osé lui dire le fond du problème...
Cette année m'a permis de faire un voyage de quelques jours en Grèce: c'était magnifique, inoubliable!!
Je pars donc à la fac. Aucun regret! Je vais beaucoup apprécier le fait de me spécialiser je pense. La fac a des avantages par rapport à la prépa: prenez un élève de prépa en 1ère année et un en fac d'Histoire L1, faites-leur le même examen. Le premier saura certainement mieux maîtriser la forme de sa dissert, mais manquera sûrement de connaissances par rapport au second qui a eu le temps de lire plus de livres (normalement!!).
Donc réflechissez bien si vous voulez entrer en prépa, et ne le faites surtout pas pour absolument éviter la fac sans savoir exactement pourquoi, simplement parce qu'on vous l'a dit ou bien pour sa mauvaise réputation. Il y a, je pense, des profils fac et des profils prépa.
Voili voilou! Je vais essayer de tenir à jour un blog sur la fac d'Histoire (oui, c'est une manie, mais j'espère bien y arriver pour celui-là!).
Et puisque je suis trè motivée, un site internet consacré à l'Histoire:
Bien sûr, le blog ne sera pas supprimé! Vous pouvez toujours me poser des questions, j'essayerai d'y répondre. Sur ce bon courage à ceux qui s'apprêtent à entrer en - continuer la - prépa et bonne continuaton aux autres!!!
Voilà ce que j'ai trouvé sur le net:
Réussir sa prépa littéraire en cinq conseils
1. Un bon départ et un rythme régulier
Les classes préparatoires littéraires semblent un peu à part quand on les
compare aux autres prépas : horaires plus légers, ambition plus intellectuelle (acquérir une culture générale), élèves souvent moins conformistes. Ne vous y trompez pas :
les hypokhâgnes restent de véritables prépas, qui vous demanderont
un effort
très intense toute l’année. Pour mieux absorber le choc, la règle absolue est : se mettre au travail tout de suite, et travailler ensuite régulièrement (ça ok, je m'en doute bien et ça ne m'effraie pas plus que ça). Outre le travail demandé par vos professeurs, le travail personnel compte
pour beaucoup : une à deux heures de lectures personnelles quotidiennes
est un minimum.
2.
Dès le lendemain de la rentrée
(là, j'ai peur
), ou presque (un sursis, *espoir*...), on attend de vous une véritable érudition, à la fois étendue (songez par exemple que vous devez maîtriser l’histoire
littéraire française, ce qui n’est pas rien !) et très précise (pour pouvoir appuyer sur des exemples très fins les analyses de vos
dissertations). Résultat : beaucoup d’élèves se désespèrent devant cette tâche infinie et perdent pied. Pour éviter cela, vous
devez absolument être méthodique : outre le travail qui vous est demandé, vous devez faire, dans chque matière, un bilan de vos lacunes, repérer ce que vous devez absolument rattraper, et
vous forger ainsi un programme de lecture, à mener tout au long de l’année, carnet et crayon à la main.
3. Du général au particulier
Autre conseil pour faire face à cette masse d’information à apprendre : hiérarchisez votre travail.
Vous devez toujours commencer par vous fixer de grandes idées générales sur un thème, une période, un auteur, avant d’aller plus loin. Inutile de commencer l’étude de la colonisation par la
lecture d’une thèse, si vous n’êtes pas capables de synthétiser en idées forces et étapes cette question. Commencez modestement par les manuels de Terminale, assurez vous de les connaître à fond,
puis approfondissez sur des bases solides. Votre cours est une autre source d’informations : votre professeur vous fournit des idées, des explications, des exemples : Comprendre le
cours c’est bien, l’apprendre, c’est mieux.
4. Tenez bon
Vous appliquez nos conseils, vous travaillez régulièrement, mais vos résultats
ne s’améliorent pas ? Rappelez-vous que vous avez toute la première année pour apprendre à travailler. Vos professeurs
seront sensibles à une progression, même si elle est lente, car elle démontrera votre capacité à réagir et à vous perfectionner. En outre, dans les matières littéraires, le bénéfice de son travail est plutôt lent à
venir.
5. Aidez-vous les uns les
autres
D’accord, la raison d’être de la prépa, c’est la sélection. Certes, vous êtes
tous classés, certes les places sont chères ; vous auriez vraiment tort toutefois de ne pas vous associer avec d’autres camarades pour échanger fiches,
conseils, bouquins, etc. Faites le sincèrement, car l’expérience prouve que vous avez bien plus à y gagner qu’à y perdre.
http://www.cyberprofs.com/Reussir-sa-prepa-litteraire-en-cinq-conseils.html
Bilan:
Je me sens mal :/ Je me doutais que ça allait êre ainsi, mais comment vais-je faire avec absolument rien en bouquin sur l'histoire de la
littérature française (oui, je sais, ce n'est pas digne d'une littéraire, mais que voulez-vous? Avec des parents qui ne jurent que par la biblio...), dans ma petite chambre la semaine
prochaine, et sans Internet non plus, si on me demande avant la fin de semaine de rendre une dissert? Ca me fait de plus en plus flipper de me rendre compte que je ne vais pas avoir de supports
d'informations le soir là-bas.
Il y a bien une salle informatique, accessible avec sa carte d'étudiant (obtenue à l'université lors de l'inscription). Je n'ai pas de carte d'étudiant parce que je ne suis pas inscrite à
l'université. :/
Mais j'y pense: la médiathèque! Suis-je bête! Je sens que ma carte va être gonflée à bloc!
J-2 avant emmenagement.
J-8 avant la rentrée.
Et zut, ça arrive trop vite.
Je suis quand même contente de bientôt pouvoir aménager mon petit cocon. J'imagine déjà ce que je ne dois pas oublier d'emmener, comment je vais décorer ma petite chambre...
En plus j'ai déjà une réputation: que la personne qui a cherché dans Google "mauvaise note copie allemand" lève le doigt! Je me demande pourquoi une telle recherche, quelqu'un qui cherche à se
rassurer peut-être?
Ah les courses de la rentrée..... J'adore! Toucher des cahiers tout neufs, des classeurs encore brillants, des crayons si rutilants qu'on voudrait les conserver ainsi toute l'année. Même mon
agenda montre que je rentre dans la cour des grands: pas de frioritures (très jolis pourtant...), tout noir, juste avec une bande orange et le logo Oxford. J'aime bien quand même. J'ai
hésité avec celui Fac et Co, enfin entrer avec en prépa avec ce serait un peu déplacé...
Je voulais parler aussi d'un truc étrange quand j'essaye d'expliquer où je vais l'année prochaine. Dans ce genre de situation, je ne lance jamais le mot hypokhâgne, ou c'est
l'incompréhension assurée. Pour ceux qui s'y connaissent un peu en études, je dis classe prépa lettres, et je vois alors leur regard légèrement s'éclairer, ce qui me sauve d'une situation un
peu gênante... parfois! Parce que certaines personnes ne comprennent toujours pas. Je ne leur en veut pas, mais va donc leur expliquer! Alors je raconte que c'est un peu comme la fac,
sauf que ça se passe au lycée, et que se sont des études un peu plus poussées... Je ne sais s'ils ont compris (certainement pas), en tout cas ils laissent tomber, ou font semblant d'avoir
compris, et passent à autre chose, ce qui m'arrange!
J'ai eu une réaction un peu étrange une fois: la mère d'une copine m'a demandé ce que j'allai faire l'année prochaine. Je lui répond la classe prépa: "Ah ouais d'accord" et elle me demande
"Et ça prépare à quoi en fait?". La galère. "Bah, euh, à des concours, principalement à celui de l'ens, mais aussi à des écoles de journalisme..." Je m'embourbe. La mère me regarde d'un air
d'incompréhension qui en dit long, du genre ça mène pas à un diplôme ça, pourquoi faire ces études si ça ne mène pas à un diplôme...Heureusement, sa fille essaye de l'éclairer en
expliquant les avantages de la prépa, du type que je pourrais toujours rejoindre l'université après, et patati et patata... La mère comprend un peu mieux. Elle s'exclame: "Ah ce sont des études
longues alors!" Puis elle regarde sa fille, fière, en souriant, l'air de dire je préfère te voir aller dans ton DUT, ça c'est du
concret...
Bref, tout ça pour dire que parler de l'hypokhâgne à des "non-initiés", c'est pas facile!
P.S: Truc qui n'a rien à voir, mais vous observerez que je passe mon temps à changer de style pour mon blog; je ne peux pas m'en empêcher, j'adore le
changement!
| Janvier 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | 31 | |||||||||
|
||||||||||